La Monde de Zoup

Pourquoi

Bien des gens (sympathiques, n'en doutez pas) m'ont demandé la raison de ce site oueb, pourquoi j'éprouvai le sentiment soudain de m'installer virtuellement au sein d'un espace seul visible par les initiés de la toile, quel était le but d'un tel étalement multimédiatique ayant pour seul résultat l'affichage de moulteumozézimaj, alors que j'aurai pu aussi mettre du son, mais, j'en ai pas, de carte son, donc cette question là est réglée, et zou, amenez la suivante...

Donc je vais y répondre maintenant tout tranquillement dans un état d'ébahissement des plus complets.

Pourquoi faire un site internet?
Parce que j'en avais envie. Et pis voilà. Je sais pas ce que vous attendiez de plus comme raisons, mais c'est comme ça.


Pourquoi parler de tout et de rien?
En fait, mon site, il grandit tous les jours. Comme un arbre? Ben ouais, si tu veux, comme un arbre, sauf que ça s'arrose pas, à part quand le ftp marche d'un coup d'un seul, là on est content et on se prend un bière au bar en rentrant. Revenons à nos moutons tremblotants de froid dans le blizzard britannique (n'exageront pas quand même). Comme je le disais plus haut, y'a des pages qui s'ajoutent au fur et à mesure du temps qui passe et de l'eau qui coule sous les ponts, le chien aboie, Jésus crie, Dieu le perd et la caravane passe lentement suivie de la loooooooonngue file de voiture attendant patiemment une ligne droite où doubler le gêneur. Et donc, oui, comme vous le dites, ça parle de tout et de rien, et y'a pas grand chose à en tirer. Remarquez, si y'avait des trucs intéressants sur ce site, je vous demanderai votre numéro de carte bleue, et puis zou, vlan, zip, me v'là riche, parce que vous, vu que c'est intéressant, vous payez et moi, je m'en mets plein les fouilles... et seriez-vous plus heureux ainsi? On est bien d'accord.


Pourquoi desfois ça fait [&?*%'@~] et desfois pas?
Attention, là ça rigole plus, ça devient technique. Je suis heureux de répondre à cette question (d'autant plus que c'est moi qui l'est inventée, elle est bien, hein?) et je vais y répondre tout de suite. Ce qui ce passe, scientifiquement parlant, c'est que l'introduction desdit atomes composant l'objet en question à l'intérieur-même des ports bus d'adresse du rongeur électronique juste dessous votre main provoquent un conflit physicobiologique au sein même de la matière. Le résultat de tout ce bazar égytien est une contradiction interneto-schtmeulienne, ce qui fait que les "MARQUEE" ne marchent pas avec Netscape mais marche très bien avec Explorer. Comme quoi, c'est pas sorcier.


Pourquoi pourquoi?
D'abord on pourrait répondre parce que parce que, mais ça ne nous avancerait pas des masses.

Par contre, pourquoi "pourquoi"?

Pour poser une interrogation, une énigme encore non résolue, un problème demandant une élucidation nouvelle.

Parce que pourquoi restera toujours la question que l'Humanité (non, pas le journal) se posera toujours. Tout le monde se demande au moins une fois par jour un "pourquoi" dans divers domaines de tous horizons. Tout le monde a de surcroît souvent l'envie de coller ses adversaires avec un pourquoi auquel lui seul saura répondre: c'est ce qui s'appelle une blague.

Ethymologiquement, "pourquoi" vient de "pour" et de "quoi". (sans blague?). "Pour" traduit donc l'idée d'un but, d'une conséquence, ou bien parfois d'un moyen, et "quoi" introduit pour sa part le sujet, le point de départ dudit but, conséquence ou moyen. On peut d'ailleurs noter que chaque mot existe à part entière, mais là, on s'égarerait du sujet.

"Pourquoi" s'utilise donc sous plein de formes diverses et variées. Par exemple: pourquoi poser des questions complètement absurdes?

A quoi on se doit de répondre:

Parce que parce que.

Et voila.

Pourquoi? posé par Bruno Vaysse


Pourquoi les moutons sont comestibles?
Il y a de cela quelques millénaires, alors que nos ancêtres commençaient à peine à s'apercevoir qu'ils avaient dix doigts (il a fallu attendre encore quelque temps avant qu'ils ne prennent leurs orteils en compte, et même de nos jours, c'est encore trop rare), ce qu'il serait anachronique d'appeler des hommes se cassaient la tête à courir après moultes mammouths, ours et autres animaux dont la taille dépassait la leur, et de loin. Mais vu la taille de la bête, quand ils y allaient c'étaient pour la semaine. En général d'ailleurs, on attendait le week-end, et ainsi c'était l'occasion d'une sortie relativement ludique, et le côté dangereux de la chose était un bon moyen de contraception. Cette coutume a d'ailleurs traversé les âges jusqu'à nous: qui n'a jamais dit: "Samedi? on va à Mammouth!", où la coutume veut toujours que l'on y aille en famille. Mais ne nous fourrons pas le doigt dans l'œil, il est vrai que cette tradition se perd.

C'est donc quand nos ancêtres hominidés commencèrent à compter sur leurs doigts qu'ils commencèrent à chasser des gibiers plus petits: avant, on avait un mamouth, et chacun prenait ce qu'il pouvait, alors que maintenant, on est une paire de mains (dix personnes) donc avec 3 ou 4 moutons, ça devrait aller. Ce n'est que lorsqu'ils découvrirent ce concept révolutionnaire qu'ils commencèrent à manger du mouton. Ou plutôt l'ancêtre du mouton, vivant en forêt ou plaine, avec moults prédateurs pleins de griffes et de dents, donc la viande de ce moutonnidé(?) n'était pas aussi tendre que celle de nos paisibles herbivores actuels.

Il fallut attendre quelques siècles pour que les "hommes" pensèrent à en enfermer quelques-uns, puis a les élever. Ils découvrirent alors la joie épicurienne d'être un berger: ne rien avoir à faire de la journée, sinon surveiller des tas de laine qui mange de l'herbe et qui bougent quand même de temps en temps. Ce fut pendant un temps une activité tres prisée. En effet, dès qu'un berger se trouvait privé de sa fonction favorite, il émettait un grognement qui pourrait être traduit de la sorte: "Je préfère encore retourner à mes moutons." Expression elle aussi transportée par les âges jusqu'à notre époque.

Expression que je vais reprendre maintenant d'ailleurs: Revenons à nos moutons, pourquoi sont-ils comestibles?

Comme j'allais l'expliquer d'ailleurs, ce sont des années (que dis-je, des SIECLES) d'élevage intensif de ses joyeux ruminants qui les ont rendus tendre de viande, laineux de laine et goûtus de goût.

CQFD.

Pourquoi? posé par Frederic Petit


Pourquoi va-t-on sur ce site?
Il est des moments où l'oisiveté chronique bien connue de nous autres étudiants nous pousse à faire, ou ne pas faire, telle ou telle chose. Avec entre autre, pourquoi pas, la visite de La Monde De Zoup.

Son inutilité légendaire ne permettant la moindre contestation sur ce point, le pourquoi? en question est une vraie interrogation sur l'itinéraire du surfeur moyen.

Malheureusement, ou heureusement, ce n'est pas à moi de répondre à une telle question, mais bien à vous, donc questionnaire:

Pourquoi êtes-vous venus sur ce site:

Votre e-mail :

Quand il y aura des réponses, vous pourrez aller les voir .

Pourquoi? posé par Romain Catheline


Pourquoi moi?
Oui, pourquoi moi, hein? Bordel! Pourquoi c'est moi qui suis ici et vous là-bas? Pourquoi c'est vous qui lisez et c'est moi qui écrit? Pourquoi c'est vous qui demandez et c'est moi qui répond? Hein?

Pourquoi? posé par Rémaïe Sodomaïe


Pourquoi le riz au lait flotte sur l'eau et aussi la sauce blanche?
Encore une question de science. Tout le monde a pu observer, lors de ces moments inoubliables et pleins de joie, surtout quand on en met partout, ces moments d'allégresse et de châleur familliale, qui se dégagent lorsque l'on fait la vaisselle après avoir mangé du riz au lait, que parfois, il se trouve que le reste du dessert se retrouve à surnager dans l'eau de vaisselle au milieu des bouts de carottes et de haricots verts. De cette situation, on peut déjà conclure une conclusion scientifique: (rapide, n'est-ce pas, ah que je suis fort): vous êtes des gros dégueulasses à faire votre vaisselle dans de l'eau sale. Mais bon ça ne nous avance pas plus dans notre quête d'une réponse. Donc le riz flotte dans l'eau. Pour répondre à cette question, et que vous compreniez mon raisonnement, nous allons commencer dès lors au début de la vie d'un grain de riz x ou y. Au fin fond de la Camargue, ou de la Chine, ou de l'Inde, c'est pareil, des mains alertes et précises, expérimentées, plantent donc le grain de riz dans la rizière pour qu'ensuite viennent d'autres grains de riz. Et oui, le riz vient du riz. C'est simple. C'est pas comme le problème de l'oeuf et de la poule, où bien beau celui qui me dira qui est venu en premier avec des preuves à l'appui (qui tombe -> ça mouille). Donc le riz vient du riz. Et notre pauvre grain de riz, premier du nom dans notre histoire, est donc là, au fond de l'eau de la rizière, et regarde impertubablement vers la surface. Jour après jour, il languit de rejoindre l'air pur, et par pure volonté, il fait don de son corps, qu'il transforme en une petite plante, d'où naîtront d'autres grains de riz, ses enfants, les siens, il est ému, c'est beau. Et toujours animé par le désir de conquête du monde de la lumière et de l'air pur, le grain de riz devenu tige fait parvenir à sa descendance le désir fou d'atteindre la surface. Le grain de riz, nouvellement né, porte donc en lui-même cette passion pour l'air pur, et se porte dès qu'il le peut à la surface de l'eau, rien que pour l'amour de l'air pur et de la lumière. Et donc, oui, il flotte. Il est fier, il est beau, même si d'aucuns diront qu'un grain de riz est laid, il est beau. Laid ou pas laid, il flotte. CQFD.

Maintenant, pour ceux qui bouffent du riz au lait avec de la sauce blanche, autant qu'ils aillent se faire soigner les papilles...

Pourquoi? posé par Eric Dernie


Pourquoi la vie est si dure?
La question métaphysique éternelle que Platon et plus tard Plutarque se seront cassé les dents dessus jusqu'à ce que Epicure prit cure de l'homme, de la femme et de leur plaisir, et proposa un mode de vie, parvenu jusqu'à nous, mais hélas, trois fois hélas, trop rarement appliqué. Le monde moderne nous empêche par tous les moyens de vivre cette vie de luxure et de débauche. Seuls quelques nantis de la jetset et quelques étudiants jenfoutistes appliquent tant bien que mal ces principes de bonheur éternel. Et encore, les premiers sont rongés par l'hypocrisie, et les deuxièmes sont, les uns après les autres, happés par des multinationales trop contentes de sortir ces êtres culturés de la débauche misérable pour les faire rentrer dans un moule financier au milieu de la pâte d'EBIT, de coulis de cash flow, et usufruits conflictuels, et pour ne pas en rester là, le gave d'action et de stock options et parts intéressées plein la bouche, l'oesophage et l'estomac histoire qu'il digère tranquille dans son coin, qui ne disent rien de mal à quiconque de plus haut placé, et surtout qu'il enfouisse au fond de son gros intestin ses relents de militantisme estudiantin épris de liberté, de sable, d'eau salée (et fermentée) et du culte de l'oisiveté. Oui la vie est dure, car la vie c'est le travail. Sans le travail, tu n'es rien. Donc il te faut travailler. Et travailler c'est dur. C'est la dure réalité que certaines gens malveillantes font croire au monde entier, qui par fayotage excessif, a vite fait d'acquiescer du chef et de baisser le collier. La vie n'est pas un rêve. La vie, c'est la réalité. La réalité, c'est toi assis sur ta chaise à lire cette réponse à un pourquoi métaphysique, c'est ta chaise posé sur le sol dur, c'est ton bâtiment dur construit sur le sol dur de la Terre. La Terre, l'Orange Bleue, la Vie. Et la vie est dure. Si la vie était molle, on serait tous en train de s'enfoncer dans le sol, et on se retrouverait tous au centre de la Terre, tous collés les uns aux autres, tous nus parce qu'il fait chaud, et avec un peu de chance, tu te retrouveras au centre de la Terre avec l'étage du dessous rempli de jeunes secrétaires bien fermes et croquantes, tout autour de toi, te couvrant de sueur et autres liquides parfumés... et non, t'es assis sur ta chaise devant ton PC. C'est dur la vie. C'est con aussi, un peu.

Pourquoi? posé par Brillator


Pourquoi ne réponds tu pas à tous les emails?
Voilà une question qu'elle est difficile. C'est ni scientifique, ni métaphysique. C'est un reproche. Je dis rien, tu as le droit, tu commences par un pourquoi, alors il faut que je réponde... Je réponds pas aux mails parce que des fois j'ai pas le temps. Ou alors, j'ai rien à répondre, ça arrive. Quand des potes m'envoient des images rigolotes de jeunes filles s'amusant avec des jeunes gens, je pourrais répondre: "merci pour cet instantané de culture", mais ça ne serait ni très correct, ni très utile. Quand un inconnu me vante les effets du viagra, lui rétorquer que je n'en ai pas besoin pourrait encore plus le pousser dans les retranchements de la cyber publicité de merde et m'enverrait des pubs pour des maisons, des prêts, des antivirus, des femmes mariées qui s'ennuient, des méthodes de grand mère pour remplir mon bas de laine, donc à lui non plus je ne réponds pas. Donc en gros je réponds à un mail quand il attend une réponse. Ou alors quand le mail répond à une question que j'avais posée précédemment et donc là je remercie, ou j'approfondis, ou je désapprouve. Je réponds quand j'ai quelque chose à dire. On pourra donc considérer cette baffouille comme l'exception que se doit de se doter toute règle digne de ce nom.

Pourquoi? posé par genre


Pourquoi lorsque l'on boit des canons avec des amis pendant les soirées, ne pense-t'on jamais à la grosse fatigue qui va se faire ressentir le lendemain?
Cela dont tu me parles est un syndrôme estudiantin bien connu de beaucoup de gens, quelques soient les pays. Cela se passe toujours selon un modèle bien défini, cependant modulable à souhait par les utilisateurs, selon l'endroit, le climat, leur humeur et l'âge du capitaine. Que ce soit lors d'une occasion mûrement réfléchie ou non, cela commence toujours en petit comité, et au cours de la soirée, celui-ci peut s'élargir de plusieurs fois sa taille. Porté par les événements, l'enthousiasme ambiant et contagieux commence à se propager de tête en tête, et si la soirée se déroule idéalement, on oublie ainsi tous les soucis de la vie quotidienne. On ne vit alors que le moment présent. On parle, on rigole, ca donne soif. Donc on boit. Et boire dans cet environnement joyeux et convivial nous délie la langue encore plus, donc on déblatère sans discontinuité, jusqu'à s'assécher la gorge de nouveau, et donc se rincer le gosier devient ainsi partie intégrante et nécessaire à la survie et au maintien de la discussion. On parle parce qu'on boit et on boit parce qu'on parle. C'est un cercle vicieux. Et si qui dort dîne, qui boit oublie. On oublie tout. On vit sans montre, on sait même plus où on habite ou comment on s'appelle. On vit dans un monde à part, régi par son propre espace spatio-temporel, où le temps semble-t-il est considérablement ralenti. La nuit paraît donc sans fin. Le soleil ne se lèvera plus, et on prend ça pour une bonne nouvelle. L'arrivée de la lumière extérieure nous fera mal aux yeux, mal à la tête, mal aux cheveux. On ne veut pas voir la dure réalité du lendemain en face, et donc on oublie consciemment que demain existe. Mais on a tort...

Pourquoi? posé par Alexandre Temporel


Pourquoi ne pas rentrer dans l'Islam puisque c'est la vraie religion? Si vous voulez savoir la vérité, consultez le site www.sultan.org. Je vous jure que c'est la vérité, essayez et contactez-moi après sur mon email.
En voilà une question intéressante. Tellement intéressante que j'ai pris mon courage à deux mains, acheté un pavé avec une couverture verte toute calligraphiée et que j'ai commencé à lire. Je dois entre temps rappeler qu'essayer de me convertir à une religion quelle qu'elle soit me rappelle les pubs de serviette hygiénique à la télé. N'y voyez s'il vous plaît aucun rabaissement de la religion musulmane en particulier ou de la religion en général, mais ce sont deux choses dont je n'aurai jamais usage, ni maintenant ni plus tard. Il y en a qui en ont besoin, tant qu'ils ne me forcent pas à des absurdités insurmontables, je m'en fous un peu.

Bref, je disais donc que j'ai essayé de lire ce livre écrit en l'an 600 et des brouettes il me semble, et je vous le donne en mille: rien à voir avec la Bible. J'ai lu autant des deux bouquins, environ 50 pages. Oui, je sais, c'est peu, mais on m'a toujours dit de ne pas abuser des bonnes choses. Bref, la Bible, plus précisément l'Ancien Testament vu par les Gidéons qui distribuent leurs Bibles gratuitement en Angleterre, ça commence comme du Tolkien, avec des gars qui vivent 200 ans et qui ont une cinquantaine de gosses, et ça se fait la guerre, et ca se reproduit avec les soeurs, les frères, et les cousin(e)s, bref un peu du grand n'importe quoi quand même. Alors que le Coran, non. C'est direct les conseils pratiques de ce qu'il faut faire et ne pas faire. Ça fait un peu penser à un code de la route, ou un code pénal.

Le problème du Coran est l'inverse de celui de la Bible. Dans la Bible, quand Jésus devient le héros, (je triche un peu, j'ai pas lu ces passages récemment, mais j'etais au catéchisme quand j'étais petit), c'est paraboles, métaphores, il faut chercher entre les lignes ce qu'il veut nous dire (pour 'amenez-moi les petits enfants', faut vraiment lire entre les lignes). Le Coran quant à lui nous dit sans détours ce qu'il faut faire pour être un bon mulsulman. Moins marrant que la Bible, un peu plus rébarbatif, mais plus pratique. Et ça les gênait pas de faire plein de répétitions à l'époque. Bref, pour le style et l'intrigue, bien en dessous de la moyenne. Mais c'était pas le but non plus. Si maintenant, il faut faire des jolis livres pour expliquer des trucs compliqués aux gens, où va le monde!

Ou c'est la traduction que j'ai eue qu'est pas bonne, ce qui est très (très) souvent le cas. La faute à l'Arabe Ancien: l'Arabe Ancien s'écrit comme le Farsi (la langue parlée en Iran) et le Tadjik (-istan): avec l'alphabet arabe, mais sans les petits points qui parsèment les grands traits. Les petits points, comme je dis, ce sont les voyelles. Les voyelles sont apparues bien plus tard. Un peu comme le vieux français écrit un peu n'importe comment au Moyen Age jusqu'à ce que certains se penchent sur le problème et créent les règles qui font de la langue française l'idiôme le plus joli du monde. Mais je m'égare, délaisse (Strasbourg, voie 7) mon sujet. Donc le Coran a été écrit sans les voyelles. Je le sais, j'ai vu des copies, quasi les premières, dans la forteresse de Boukhara en Ouzbékistan (alors, là, le pourquoyeur est jaloux...), ville aux 1000 écoles coraniques et berceau de la théologie musulmane depuis la nuit des temps (ou plutôt depuis que les Zoroastres se sont convertis). Même les Soviétiques n'avaient pas pu arrêter la puissante culture théologique de l'endroit. Bref, des experts de partout. Si on vous donne un livre sans les voyelles, et qu'on vous dit de le lire, il est fort possible que votre voisin à qui on a demandé la même chose aura un résultat sensiblement différent du vôtre. Le fait que le Coran n'utilise pas de métaphores, la moindre erreur dans la traduction peut générer bien des différences dans l'interprétation des sourates.

Une autre approche pour la compréhension du Coran est d'aller au delà de l'aspect direct de l'ouvrage. Il faut s'efforcer d'essayer de lire entre les lignes pour en retirer un enseignement propre. Contrairement à la Bible où l'on est forcés de prendre du recul, il est très facile pour le lecteur du Coran de tout prendre au pied de la lettre, et c'est de là que vient l'extrêmisme. Les enseignements que l'on retire en prenant le temps de les méditer ne sont pas plus mauvais que ceux d'une autre grande religion, prônant le respect des aînés, l'amour de son prochain, etc... Méditation malheureusement interdite par le principe chiite qui dit que seul les initiés sont aptes à comprendre le Coran. Les Chiites disent aussi que l'homme qui porte la parole de Dieu est infaillible, alors que les Sunnites disent que seul Dieu est infaillible et que l'homme, le prêcheur, peut lui très bien se tromper. (j'ai compris ça .

Pour enfin répondre à la question qui m'a été posée, je dirai que j'y ai répondu dès le début. Me dire de choisir une religion parce qu'elle est mieux que les autres, c'est comme dire à un Musulman que la Kronenbourg c'est pas bon et que la bière belge c'est génial. Ça l'informe, il pourra le répéter à un Anglais fraîchement débarqué en France, mais il ira jamais en boire. Moi c'est pareil. J'ai pas 'quitté' le catholicisme pour rentrer dans une autre religion. C'est la religion dans son concept que j'ai quittée. Alors maintenant, quant à savoir quelle est la meilleure... je laisse les autres décider pour eux-mêmes. Ce sont des grands garçons (et des grandes filles).
Le sujet de ce pourquoi étant quand même faut le dire d'un tout autre acabi que les autres, les commentaires sont bienvenus, surtout s'il s'agit inexactitudes. Et pour discuter aussi, forcément.

Pourquoi? posé par ajamal1@islamway.net

Si vous aussi, vous avez un pourquoi? à me poser, allez-y:

Votre e-mail :


The Big Cliff Corporation ©1999 - 2001